« Rien à dire sur Lacombe »

Après un départ crève-cœur de Rennes, Etienne Didot s’est vite intégré au sein d’un collectif toulousain en reconstruction. Sans rancune envers son ancien club...

Etienne Didot, comment s’est passée votre intégration à Toulouse ?
Ça s’est très bien passé avec le groupe et au niveau sportif. On a tous envie de commencer ce championnat au plus vite. On ressent tous cette excitation avant de débuter. Et on entame ça ce week-end. Tout le groupe a une énorme envie de montrer de quoi il est capable par rapport à l’année passée qui a été un peu difficile. C’est une saison qu’on entame avec une énorme envie.

A titre personnel, la compétition doit vous manquer après une fin de saison difficile à Rennes…
J’ai quand même fait 25 matchs. Il y a eu quelques complications qui n’étaient pas au niveau sportif. Mais je suis content de retrouver le goût d’attaquer un championnat à nouveau et c’est une énorme excitation. Je me sens bien ici. Epanoui.

Est-ce un nouveau départ pour Toulouse ?
Il y a deux ans, il y avait eu une année exceptionnelle. L’année dernière était plus difficile. Il faut qu’on arrive à trouver un juste milieu entre les deux. La place du club l’année dernière n’était pas la sienne. Et la place de la saison précédente ne correspondait peut être pas complètement non plus. Il faut stabiliser le TFC au niveau du championnat.

Quelles sont les ambitions du club cette saison ?
Déjà, stabiliser le club pour revoir, pourquoi pas, les ambitions à la hausse. Pour le moment, les ambitions sont celles d’un club qui a eu des difficultés et qui veut reprendre confiance. On a les pieds sur terre. Je n’ai pas peur pour le TFC.

Et pour vous, cela constitue-t-il un nouveau départ ?
Ce n’est pas forcément un nouveau départ. Il faut plutôt continuer dans la lancée de toutes ces dernières saisons hormis ces trois derniers mois à Rennes qui ont été compliqués. Le but est d’enchaîner sur ce que j’arrivais à faire avant et de rester dans la continuité.

Quel sentiment avez-vous éprouvé au moment de quitter votre club de formation ?
On m’en a beaucoup parlé avant mais ça s’est passé très sereinement. Les trois-quatre derniers mois qui ont été conflictuels m’ont permis de partir. C’était le bon moment. J’ai trouvé à Toulouse quelque chose qui me correspondait énormément au niveau humain et sportif. Il y a quelque chose à faire de très intéressant.

Avez-vous des regrets d’avoir quitté Rennes aussi précipitamment ?
Non, aucun. Il y a eu des supers moments à Rennes, des bons résultats, des supers saisons. Je retiens vraiment plein de choses positives. Je ne vais pas retenir les derniers mois, ce serait complètement stupide. C’était anecdotique. Le rapport que j’ai eu avec les supporters était exceptionnel. J’essaie de leur rendre tout le temps. Quand on me parle de Rennes, j’ai le sourire parce que c’était top. Quand on me parle de Toulouse, c’est la même chose.

Comment s’est passé votre départ ?
Avec les supporters, je suis parti sur une note super positive parce qu’ils ont été exceptionnels en fin de saison avec moi. C’était magique. Je n’ai jamais dit que j’allais rester là-bas encore dix ans. Le foot va vite. La preuve en est. J’ai prolongé l’été dernier et je suis parti un an après. C’est le monde du foot qui est comme ça et il faut s’y adapter. Je ne suis pas un mercenaire et je ne veux pas faire quarante clubs dans ma carrière. Je veux m’attacher à des projets. J’espère qu’ici, tout va être en place pour que je puisse progresser et passer des paliers.

Quels étaient vos rapports avec Guy Lacombe ?
Chacun à ses manières de faire, ses façons de fonctionner. Je n’ai pas forcément besoin d’en parler. Ce n’est pas excessivement important pour moi. Il n’y a pas de discussion à avoir là-dessus.

N’y a-t-il pas eu de cassure lors de son arrivée ?
Je suis revenu de blessure et l’équipe tournait. Le coach a fait le choix de m’écarter un peu. L’équipe a eu des résultats et il n’y a pas grand-chose à dire.

N’était-ce pas dur de passer du statut de capitaine à celui de remplaçant de luxe ?
Ce sont les choix d’un entraîneur. On n’a pas notre mot à dire. On est là pour jouer et donner le maximum sur le terrain. Le coach fait ses choix. Il n’y a pas à être content ou pas. Ça m’a permis peut être de venir ici et de m’épanouir au niveau humain et peut être sportif.

La page est donc tournée sans regret…
Complètement. Heureux d’avoir écrit une belle page là-bas et heureux d’en commencer une nouvelle ici. Je pense que ce que nous avons fait à Rennes est déjà pas mal. On avait du mal à se maintenir lors des premières saisons avant de se stabiliser en milieu de tableau. Après, on a joué l’Europe régulièrement. Ce n’est pas un titre mais c’est quelque chose de positif.

Comment avez-vous réagi à votre pré-convocation en équipe de France la saison passée ?
C’était un signe sympa. Les saisons passées étaient vraiment bonnes. Le sélectionneur m’a montré qu’il avait vu ce que j’avais fait et qu’il ne m’oubliait pas. C’était un clin d’œil.

Footbal365

 

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